RDC: La Banque Mondiale juge satisfaisante l’évaluation à mi-parcours de ses opérations financières en RDC

Sele Yalaghuli

C’est en mode vidéoconférence que le Ministre des Finances, Sele Yalaghuli, s’est entretenu, ce jeudi 15 0ctobre 2020, à partir de son bureau de Kinshasa avec Hafez Ghanem, Vice-président de la région Afrique de l’Est et Australe de la Banque mondiale, accompagné de tout son staff et de l’équipe-pays. C’était l’occasion pour les deux parties d’évaluer à mi-parcours les opérations en RDC.

Faisant le point des opérations de la Banque mondiale en RDC, le Ministre des Finances a indiqué que « l’évaluation s’avère satisfaisante parce que le niveau des décaissements à mi-parcours, jusqu’au mois de septembre 2020, se situe à 35 % contre à peine 22% l’année passée. D’ici la fin de l’année, nous serons à 40% ».

« Partenaire très important dans le contexte qui est le nôtre », rappelle Sele Yalaghuli, la Banque mondiale se tient toujours aux côtés de la RDC pour l’aider à surmonter les effets néfastes de la pandémie Covid-19. 

Trois points essentiels ont été évoqués au cours de cet entretien. Le premier a consisté à faire le tour d’horizon des différentes opérations de la Banque mondiale en RDC. 

« Les opérations sont donc en train de se dérouler dans des bonnes conditions. La deuxième bonne nouvelle de ce chapitre est qu’il y a de moins en moins des dépenses inéligibles. Il s’agit des dépenses qui sont exécutées en dehors des règles fiduciaires de passation des marchés et de gestion financière. La République Démocratique du Congo a enregistré un grand nombre de dépenses inéligibles par le passé. Le Gouvernement a eu à faire face à cela et n’enregistre aucune cette année ». 

Le deuxième point de cette réunion a concerné les opérations en cours de préparation. Sur ce point précis, Sele Yalaghuli note qu’« il y en a énormément, notamment dans le domaine de l’intégration régionale ». 

« Sur cette question, j’ai évoqué la nécessité de pouvoir bénéficier de l’appui de la Banque mondiale pour améliorer les postes douaniers transfrontaliers entre la RDC et le Rwanda. Il y a un financement qui est disponible pour ça mais qui a pris beaucoup de temps au point qu’il pourrait être annulé. J’ai donc demandé qu’on puisse maintenir le financement pour cette opération. Il y a également le poste frontalier de Kasumbalesa où je devrais m’y rendre très prochainement mais également au niveau de Lufu, toujours dans le cadre de l’intégration régionale. A part cela, il y a d’autres opérations pour la stabilisation à l’est du pays au titre du DDR parce que le Président de la République avait, il y a deux mois, réuni les partenaires au développement en ce compris la Monusco, le Pnud, la Banque mondiale pour examiner les voies et moyens pour trouver les meilleures stratégies pour attaquer les problèmes posés par la démobilisation. Finalement, on s’est rendu compte que la plupart des démobilisés, quelques temps après, réintègrent encore les groupes armés ». 

A ce propos, le Ministre des Finances est revenu sur l’appel du chef de l’État qui a demandé à ce que la Banque mondiale puisse s’impliquer non seulement au titre de financement, mais également de stratégies. « En effet, la Banque mondiale dispose d’une expérience globale, vu son extension sur la planète », note le ministre des Finances.

Preuve du ferme engagement de la Banque mondiale en RDC, les deux parties sont en négociations pour un appui budgétaire de 200 millions USD de soutien à la balance des paiements. Dans ce domaine précis, le Ministre des Finances reste optimiste. A Kinshasa, tout comme à Washington, des équipes d’experts travaillent pour finaliser le plus rapidement possible ce dossier.

Quant au soutien de la Banque mondiale dans la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement, le Ministre des Finances est formel : « Celui-là est déjà obtenu. Nous avons discuté des conditions de décaissement. Il en reste une seule : le choix de la banque commerciale intervenante. Une fois que c’est fait, on devrait, avant la fin de ce mois, disposer du premier décaissement de 130 millions de dollars au titre de cet appui à la gratuité de l’enseignement ».

 

B.M

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